
Il y a une pensée qui nous arrive souvent le soir, après une journée de prise de tête avec les collègues. Ou le lundi matin, dans les embouteillages, au milieu des coups de klaxons.
Ou pire — au milieu de la réunion avec le big boss, vous vous demandez ce que vous foutez là, à porter le projet de votre patron qui passera ses prochaines vacances sur un yacht en Corse, lui.
Une pensée entêtante apparait :
⎼ "Et si je travaillais pour moi ?"
Vous la chassez. Vous vous dites que ce n'est qu'un rêve, ce n'est pas raisonnable, vous n'avez pas le talent de ces femmes qui osent, vous n'avez pas les moyens non plus, ni le temps. Et la pensée la plus violente :
⎼ "Pour qui je me prends ? Je suis un imposteur !"
Vous n'êtes pas la seule dans ce cas.
57 % des femmes rêvent exactement de ça : être à leur compte, libérée du salariat. Ce chiffre ne sort pas du chapeau. Il vient d'une étude.
57 % des femmes rêvent de reconversion professionnelle
Selon une étude menée par l'Ifop, 57 % des femmes rêvent d'une reconversion professionnelle — sous forme de changement de métier, de secteur, ou de statut.
Et parmi elles, une majorité veulent travailler autrement. Travailler pour elles.
Mieux encore : selon le baromètre OpinionWay pour France Active, 59 % des femmes considèrent aujourd'hui que créer son entreprise est plus motivant que le salariat — 11 points de plus qu'en 2024.
Ce n'est pas une tendance. C'est un mouvement. Un changement structurel des mentalités. On veut de l'autonomie !
Mais peu osent sortir de leurs habitudes. Le goût du risque et de l'aventure manque souvent. Malgré la frustration et l'ennui.
Voici ce que les études révèlent sur les raisons profondes qui poussent les femmes à vouloir partir.
La première, et de loin : 64 % citent la frustration et l'ennui professionnel. Le sentiment d'avoir fait le tour. D'avoir des compétences que personne ne voit. D'être bridée par une hiérarchie qui ne vous ressemble pas.
La deuxième : une femme sur deux évoque la souffrance au travail. Burn-out, charge excessive, ambiance nocive. 56 % se déclarent chroniquement stressées dans leur travail actuel.
Et la troisième — celle qu'on ose rarement évoquer : l'argent. Il faut un budget financier pour démarrer sereinement une activité. Quitter le salariat vous donne du temps... mais pas d'argent.
Pas par cupidité. Par réparation !
Des années à sous-gagner, à voir leur expertise sous-tarifée, à porter plus que leur part sans jamais être récompensées à leur juste valeur.
À cela s'ajoute quelque chose que les chiffres ne disent pas directement mais que chaque femme au-delà de 40 ans reconnaît : l'invisibilité qui s'installe.
Passé 45 ans, les femmes cumulent deux discriminations — celle du genre, et celle de l'âge. Les promotions se rarèfient. L'employabilité perçue décline. Certaines ne quittent pas le salariat par choix offensif. Elles quittent parce que le salariat, à un moment, les a abandonnées en premier.
Vous reconnaissez quelque chose là-dedans ?
Alors pourquoi est-ce qu'elles ne passent pas à l'acte ?
C'est ici que ça devient intéressant. Parce que les freins ne sont pas ceux qu'on croit.
La peur de l'instabilité financière, d'abord. On sait ce qu'on abandonne. On ne sait pas ce qu'on gagne. Et dans un contexte économique tendu, 33 % des femmes déclarent redouter l'échec — une hausse de 9 points en un an.
Le manque de confiance en soi, ensuite. 41 % ne se lancent pas par manque de confiance. Pas par manque de compétences — par manque de permission intérieure. Le syndrome de l'imposteur frappe précisément celles qui ont le plus à offrir.
Le temps, aussi. 42 % citent les contraintes de temps comme frein concret. La double journée — le travail professionnel, puis le travail domestique invisible — laisse peu d'espace pour construire quelque chose à soi. Les femmes consacrent en France deux fois plus de temps aux tâches domestiques que les hommes. Ce n'est pas une opinion. C'est une donnée INSEE.
Et enfin — et c'est peut-être le plus insidieux — le découragement anticipé. 45 % des femmes qui rêvent de reconversion évoquent les craintes sur l'avenir comme frein principal. Elles abandonnent un projet avant même de l'avoir commencé, non pas parce qu'il est mauvais, mais parce qu'elles imaginent l'échec avant d'imaginer la réussite.
Maintenant, parlons de celles qui y arrivent. Les données sont claires :
Les recherches en entrepreneuriat féminin montrent que le conjoint constitue souvent la première source de soutien matériel et affectif — les conseils, l'écoute dans les moments de doute, et le partage des tâches qui libère du temps et de l'énergie pour entreprendre.
Quand ce soutien existe, les femmes osent, persévèrent et rebondissent. Quand il n'existe pas, beaucoup reviennent au salariat.
Mais ce n'est pas tout.
Les femmes entrepreneures qui bénéficient d'un accompagnement affichent un taux d'activité de 93 % après 3 ans, contre 75 % en moyenne nationale.
La différence entre celles qui tiennent sur le long terme et celles qui abandonnent n'est pas une question de talent. C'est une question d'écosystème.
Et pourtant : seulement 32 % des femmes entrepreneures déclarent avoir bénéficié d'un accompagnement dans leur parcours, contre 39 % des hommes.
Elles sont moins soutenues, moins financées, moins entourées. Et elles réussissent quand même — mais à un coût personnel bien plus élevé, et avec bien plus d'isolement.
Problème de motivation.
Le vrai problème n'est pas votre idée mais votre MOTIVATION.
La psychologie de la motivation a quelque chose d'important à vous enseigner : Edward Deci et Richard Ryan, deux chercheurs en psychologie, ont montré dès les années 1980 que les personnes animées par une motivation intrinsèque — c'est-à-dire par une raison profonde qui vient d'elles-mêmes, et non d'une récompense externe ou d'une fuite — sont systématiquement plus créatives, plus résilientes et plus performantes sur le long terme. En entrepreneuriat, on appelle ça le big why : cette raison essentielle, puissante — limite spirituelle — qui ne vous lâche pas. Celle qui fait que vous vous levez motivée même quand c'est difficile. Celle qui fait que vous ne vous comparez plus aux autres, vous affirmez enfin que votre route est la vôtre et juste pour cette raison, c'est la meilleure !
L'erreur de la stratégie de survie...
la plupart des femmes qui se lancent le font avec un moteur de fuite — fuir, quitter, partir de — et non un moteur de bonne intention — aller vers, obtenir, prendre.
Exemples : Eviter le burn-out, fuir l'ennui, éviter la hiérarchie insupportable. C'est compréhensible. Mais un moteur de fuite pompe notre énergie au lieu d'en créer. Le succès se nourrit d'une puissante énergie de motivation enthousiasmante.
La bonne nouvelle !
Notre BIG WHY ne se nait pas par hasard. Il se réfléchit et se bâtit avec le intelligence, avec goût, avec passion. Et quelques outils du développement personnels rares. Ce n'est pas une révélation qui vous tombera dessus un matin par enchantement. C'est le fruit d'un travail méthodique. Et ce travail, vous n'avez pas à le faire seule.
"Plus jamais seule" — ce que ça change vraiment...
Il y a une chose que je vois chez les femmes qui se lancernt, qui tiennent sur la durée et réussissent,
Ce n'est pas qu'elles n'ont pas peur. Elles ont peur autant que les autres.
Ce n'est pas qu'elles n'ont pas de doutes. Elles en ont, et souvent plus encore, parce que ce sont des femmes qui réfléchissent.
Ce qui les distingue, c'est qu'elles n'ont jamais à traverser seules les moments où les acquis s'effondrent. Elles ont une structure !
De quoi il s'agit ?
C'est un MENTOR, une upline qui les guide, les forme, qui les accompagne de manière pragmatique parce qu'elle a déjà marché sur ce même chemin et peut vous dire où sont les pierres glissantes.
C'est un réseau de femmes qui comprennent, parce qu'elles vivent la même chose.
C'est un modèle de business qui a fait ses preuves — pas sur le papier, mais dans la vraie vie, avec de vraies contraintes, de vrais enfants, de vraies nuits courtes.
Ce que la recherche confirme, et que j'ai vu de mes propres yeux : le soutien n'est pas un luxe pour les femmes entrepreneures. C'est la variable qui change tout.
Seule, vous pouvez peut-être y arriver. Avec la bonne structure autour de vous, vous y arrivez plus vite, avec moins de dommages collatéraux, et vous construisez quelque chose qui dure.
Alors, qu'est-ce que vous attendez ?
Je ne vais pas vous dire de "croire en vous". Vous en avez assez d'entendre ça.
Je vais vous dire quelque chose de plus concret.
L'écart entre les deux n'est pas une question de mérite. C'est une question de structure, de soutien, et de clarté sur votre pourquoi.
Les femmes accompagnées réussissent à 93 % après 3 ans. La moyenne nationale est à 75 %. Ces 18 points de différence, c'est le prix de l'isolement.
Vous pouvez continuer à ranger cette pensée le soir. À attendre le bon moment, les bonnes conditions, la bonne version de vous-même.
Ou vous pouvez décider que le bon moment, c'est maintenant — et que vous n'avez pas à inventer le chemin seule, parce que d'autres l'ont déjà tracé pour vous.
Le rêve ne change pas : la liberté, être à son compte, gagner plus, vivre en plus grande autonomie.
Ce qui change, c'est l'aisance pour y parvenir !
Clairanne Leroudier est coach et mentor en développement personnel et business. Elle accompagne les femmes ambitieuses qui veulent construire une activité à leur image — sans bullshit, sans faux espoirs, et sans solitude.
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